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duminică, 27 decembrie 2020

Arta abstracta 2

Abstractionism, km. 0

 
             K.Malevici, Le Carré noir sur fond blanc, 1913

Abstractionismul a luat nastere in jurul anului 1910, aproape in acelasi timp, in diferite parti ale Europei. Daca este adevarat ca exponentul cel mai sigur al abstractionismului geometric este Mondrian, nu incape indoiala, in schimb, ca centrul major al culturii abstracte, al cautarii si elaborarii teoretice, a fost, initial, atat Rusia anilor ce preced nemijlocit primul razboi mondial cat si Rusia anilor imediat urmatori evenimentelor din octombrie 1917. Aici, intradevar, intre 1905 si 1914, mai intai, si intre 1917 si 1925, mai apoi, abstractionismul s-a afirmat larg, orientandu-se spre trei curente  fundamentale, care au luat numele de raionism, suprematism si constructivism.

Raionismul a aparut in 1909. Creatorii lui au fost Larionov si Goncearova, influentati intr-o masura de Delaunay.In Manifestul miscarii (1913), raionismul este definit drept “o sinteza  de cubism, futurism si orfism”.

Va fi randul lui Malevici sa determine arta figurativa sa faca pasul definitiv spre abstractiunea absoluta (Patrat negru pe fond alb, 1913), [specifica suprematismului]

Vladimir Tatlin, [fascinat de tehnica], va fi creatorul constructivismului. [Gabo si Pevsner se raliaza miscarii dar cu diferente sensibile in conceptiile politice si estetice.]

(Avangarda artistica a secolului XX, cap. Abstractionismul in Rusia, pp. 235,23,241, Ed. Meridiane, 1968).

Vasili Kandinski, pictor rus, reprezentant important al curentului abstractionist, nascut  la Moscova in 1866. In 1896 se instaleaza la Munchen, in Germania Revine in Rusia, in perioada 1914-1921 apoi se exileaza in Germania si Franta, unde moare in 1944.

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Rayonnisme

Le rayonnisme est un style d'art abstrait qui s'est développé à Moscou à partir de 1909 sous l'égide des peintres Mikhail Larionov et Natalia Gonchavora. Mikhaïl Le Dentu qui les rencontre au sein du mouvement Queue d'Âne est influencé par ce style.

Historique

Mikhail Larionov, Rayonismus, Rot und Blau, 1911.

Michel Larionov et Nathalie Gontcharoff développent ce style artistique après avoir entendu une série de conférences données à Moscou par Marinetti, l'initiateur du futurisme littéraire.

En 1913 le groupe de Larionov avec Alexandre Chevtchenko, Ilia Zdanevitch et Nathalie Gontcharoff publie un recueil comprenant un manifeste intitulé « des rayonnistes et des aveniriens », un compte rendu des expositions de la Queue d'âne et de « La Cible » et un traité du rayonnisme établi par Larionov.

Selon ce dernier, cette manifestation de peinture abstraite fait surgir la vie en rendant visible les vibrations inspirées de l'énergie-matière et de la radioactivité. Il faut représenter sur le tableau la somme des rayons qui partent de l'objet pour le représenter exactement. À cette fin il faut isoler l'objet de façon abstraite pour que les rayons émis par les objets voisins ne perturbent pas la vue. Larionov compare le tableau rayonniste à un mirage dans le désert1. Les œuvres rayonnistes de Larionov s'échelonnent de 1911 à 1914. Par la suite il quitta la Russie pour Paris avec Gontcharova pour rejoindre Serge de Diaghilev et dessiner des décors et des costumes de ballets. Le rayonnisme n'est qu'un des styles de ces artistes et fut éphémère. Son rôle pionnier dans l'art abstrait tient surtout à son fondement théorique qui rationalise les idées de l'époque en Russie. C'est sur cette rationalisation que Malevitch fondera la première école russe de peinture abstraite: le suprématisme2. C'est lors de l'exposition du Valet de Carreau de 1910 que Malevitch entra en contact avec le groupe de Larionov.

Goncharova, Cycliste.

Alors que les œuvres rayonnistes de Larionov sont plutôt des expériences, celles de Gontcharova se rapprochent plus de la sensibilité des futuristes italiens. Les titres des tableaux de Larionov sont ceux de natures mortes, ceux de Gontcharova sont Le cycliste , Le moteur de la machine . La sensation de vitesse et la mécanique l'intéressent davantage que les qualités abstraites de la ligne développées dans les traités de Larionov3.

Guillaume Apollinaire dirige encore le catalogue d'une exposition rayonniste en 1914, à Paris. Ce mouvement russe s'achève en 1915.

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Constructivisme russe

Un costume réalisé par Lioubov Popova.

Le constructivisme est un courant artistique né au début du xxe siècle en Russie. Il s'est développé en « parallèle » à un autre mouvement, le suprématisme.

Étymologie

Le terme d'« art de la construction » a d'abord été utilisé par dérision par Kazimir Malevitch, afin de décrire le travail d'Alexandre Rodtchenko en 1917. Le mot « constructivisme » apparaît ensuite dans le Manifeste réaliste de Naum Gabo en 1920. Alexeï Gan utilise le terme comme titre de son livre, imprimé en 1922, où il est explicitement souligné que la culture de la nouvelle Russie n'est qu'industrielle.

Principes du constructivisme

Le constructivisme se concentre sur la composition géométrique rigoureuse et est par conséquent non figuratif. Il associe des formes géométriques simples, de type cercles ou triangles, pour créer des structures squelettiques en trois dimensions.

Nature du constructivisme

Le constructivisme touche aussi bien à l'architecture (Architecture constructiviste) qu'au théâtre, à la danse, à la peinture ou à toutes formes d'art. Il existe au sein du groupement constructiviste même deux courants : un premier qui se concentre sur le constructivisme fonctionnel et un autre, rassemblé autour de Malevitch, qui aspire à une forme pure de l’art, soustraite à toute obligation au sein de la société.

Historique

Aux débuts de la révolution russe

Dans la foulée de l'avant-garde, beaucoup d'artistes russes cherchent à réagir contre ce qu'ils qualifient d'« ordre ancien » et, notamment, l'art importé. Toutefois, le futurisme italien leur semble acceptable, car il rejette lui aussi les formes d'art anciennes. Dans cet élan, ils établissent en 1912 un manifeste, intitulé « Une gifle au goût du public », montent une exposition nommée « Queue d'Âne » pour protester contre la décadence parisienne et munichoise, et réalisent différents événements artistiques où ils soumettent le public à leurs provocationsGoldberg 1.

Un cabaret de Saint-Pétersbourg, Au chien errant, devient emblématique du nouveau mouvement, et les soirées y remportent un grand succès populaire. Mais les artistes se lassent d'un public trop facile à leurs yeux, et décident de présenter leur forme de futurisme directement dans la rue, où ils circulent vêtus de façon scandaleuse, et le corps peint. Puis ils organisent une tournée dans toute la Russie et, en déclarant que la vie et l'art devraient être libérés des conventions, préparent la mise en œuvre de leurs idées dans tous les domaines de la cultureGoldberg 2.

La réalisation des pièces Victoire sur le soleil et Vladimir Maïakovski (autobiographie) renforcèrent la collaboration entre poètes et peintres. La Première Guerre mondiale provoqua un regroupement des artistes russes à Moscou. Un mouvement artistique put ainsi naître en RussieGoldberg 3.

Nikolaï Foregger ancrera le mouvement dans le rapport des humains et des machines, par l'éducation des mouvements précis de la danse et du cirque.

Art officiel de la révolution russe

Le constructivisme fut, de 1917 à 1921, l'art officiel de la révolution russe. Puis le mouvement entrera progressivement en disgrâce auprès des autorités, notamment à l'occasion de la pièce Le Cocu magnifique2.

D'abord comme support de la propagande, avec les fenêtres Rosta, puis en organisant les célébrations du premier anniversaire de la révolution russe, en 1918. Le modèle des célébrations trouva son apogée trois ans plus tard, avec une reconstitution des événements, intitulée La Prise du palais d'hiver, qui engagea 8 000 personnes sous la direction de Nikolaï Evreinov.

La mode des commémorations fournit aux constructivistes un terrain idéal pour multiplier les audaces grandioses.

De plus, avec Le Cocu magnifique, Meyerhold sut les associer au théâtre. Il réussit à le faire presque par la ruse, car les constructivistes considéraient le théâtre comme risquant de biaiser leurs idées. Meyerhold recherchait des décors proches de la mécanique, polyvalents et mobiles, pour les emmener hors de l'espace cubique du théâtre conventionnel, et donner aux décors les dimensions de l'espace réel. Les travaux de Lioubov Popova furent très importants pour former cette conviction.

Décors du Cocu magnifique.

Durant ces années d'intenses évolutions et innovations, les constructivistes, par l'importance qu'ils accordaient au théâtre de variétés, appliquèrent les manifestes du futurisme. Ainsi, la Fabrique de l'acteur excentrique, qui promouvait les aspects technologiques du mode de vie américain, montait des mises en scène sur le mode industriel, ou encore le groupe de la Blouse Bleue, qui faisait appel aussi bien à des procédés d'avant-garde qu'à des techniques populaires. La Blouse Bleue concernera d'innombrables groupes répartis dans tout le pays, et impliquera probablement plus de 100 000 personnes

Beaucoup d'artistes, comme Kandinsky et Vladimir Tatline, occupaient des postes officiels importants, tels que professeur à l'Académie de Moscou. Mais après 1920, le gouvernement a condamné les œuvres d'art contemporain, comme incompréhensibles pour les gens ordinaires et contraires à l'intérêt public. Vers 1922, le constructivisme en Union soviétique s'est cantonné aux arts appliqués. De 1932 à 1936 apparut une sorte de « style de transition », défini comme postconstructivisme.

Deux dates marquent la fin du constructivisme russe : d'abord en 1930, avec le suicide de Maïakovsky, puis en 1934, avec le début du réalisme soviétique prôné par Jdanov au congrès littéraire pansoviétique. C'était la fin d'un formidable élan artistique ouvrier qui avait attiré à lui nombre d'artistes de premier plan

Le manifeste du constructivisme a été écrit en 1920 par les frères Anton Pevsner et Naum Gabo. Leur première exposition a eu lieu à la galerie Van Diemen à Berlin, en 1922, sous le nom de « Première exposition d'art russe ». Ce mouvement proclame une construction géométrique de l'espace, utilisant surtout des éléments tels que le cercle, le rectangle et la ligne droite. Ce mode de pensée s'adapte donc aussi bien à la sculpture qu'au design, voire à l'architecture. L'œuvre architecturale de Josef Chochol en est une représentation caractéristique.

Ce projet se développe surtout sur les bases du cubisme et du futurisme. La caractéristique de ce mouvement résulte en ce qu'il n'a jamais existé de programme esthétique clairement défini, ce qui permet donc encore de pouvoir allouer ce terme à certaines œuvres plus modernes.

Le fondateur et membre le plus célèbre du constructivisme fut Vladimir Tatline (1885-1953). En firent également partie les frères Naum Gabo et Antoine Pevsner, Vladimir Choukhov, Alexandre Rodtchenko et Lazar Lissitzky. D'après les artistes membres de ce mouvement, le but est d'exclure le réel de l'œuvre en créant une tension au sein de celle-ci. Dès 1914, Tatline propose une toile, sorte de « reliefs picturaux », issue de son analyse après une visite des ateliers de Picasso.

La deuxième série de reliefs picturaux peinte par Tatline propose enfin des formes totalement abstraites. Chaque élément, chaque forme, possède donc dès lors une dynamique qui lui est propre.

Ce mouvement a notamment inspiré les théories architecturales enseignées à l'école du Bauhaus en Allemagne (1919-1933). Gabo contribue activement à la diffusion internationale du constructivisme. À Paris, au sein du mouvement Abstraction-Création, il rencontre Paul Nash, Ben Nicholson et sa femme, Barbara Hepworth, qu'il influence profondément, lorsqu'il les rejoint à St Ives, lors de son séjour en Angleterre de 1936 à 1947. Il co-édite avec Leslie Martin et Nicholson, Circle 1, International Survey of Constructivist Art, en 1937. L'influence des idées constructivistes de Circle 1 s'étend après la guerre à un groupe d'artistes britanniques comprenant Anthony Hill, Robert Adams, Victor Pasmore, Gillian Wise, Kenneth et Mary Martin (en). Gabo et Pevsner sont aussi les premiers à aborder dans le Manifeste réaliste de 1920 le problème du développement cinétique de la forme dans l'espace, qui donnera lieu plus tard à l'art cinétique.

Actuellement, en Russie, les immeubles de style constructiviste sont menacés de destruction.

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Vladimir Ievgrafovitch Tatline, né le 12 décembre 1885 à Kharkiv et mort le 31 mai 1953 à Moscou, est un peintre et sculpteur russe constructiviste.

                                                    Le tatlin ("Tatline-volant"), 1930-32.
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Antoine Pevsner, né le 18 janvier 1884 à Klimavitchy, en Biélorussie, et mort le 12 avril 1962 à Paris, est un sculpteur, un peintre et un artiste constructiviste russe. Il était le frère de Naum Gabo.

Pevsner, Construction en 3ème et 4ème dimension, 1962, Bronze. Princeton University. New Jersey

                        Pevsner, Column of Peace, on loan from the Metropolitan Museum of Art

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Naum Gabo, Linear construction No 3

                           Naum Gabo, Linear Construction in Space No. 2, 1957 - 1958
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sâmbătă, 26 decembrie 2020

Klee, Mondrian,Kandinsky, Malevici, Rothko / Penelul abstract

«L’art ne reproduit pas le visible, mais rend visible.»  (P.K.(1920)

                                                           Paul Klee, 1879-1940


La separation dans le soir

Eros

Harmonie de la flore nordique


Blanc polyphoniquement serti


 Regard sur la plaine, par Paul Klee

                                              Polyphonie, structure en échiquier
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Paul Klee (1879-1940)

Célèbre et pourtant peu connu dans notre monde artistique, une occasion unique de faire connaissance avec Paul Klee, ce «musicien de la couleur», nous est offerte par la Tate Modern de Londres, avec une rare exposition en cours jusqu’au 9 mars et par le superbe livre d’art qui l’accompagne.

Paul Klee (prononcer Kle) est ce peintre allemand qui a écrit cette phrase célèbre dans un article d’une revue allemande, Schöpferische Konfession (Confession créatrice): «L’art ne reproduit pas le visible, mais rend visible.» (1920)

C’est lui aussi qui écrit dans son journal: «La couleur me possède… Elle m’a toujours possédé, je le sais. La couleur et moi ne faisons qu’un, je suis peintre.»

Paul Klee est né le 18 décembre 1879 dans une famille de musiciens d’un petit village suisse, près de Berne, et il est décédé le 29 juin 1940 à Locarno, ville suisse au bord du lac Majeur. De nationalité allemande, comme son père qui enseigne la musique, il a pour mère une cantatrice originaire de Besançon, ville française proche de la Suisse. Ces influences familiales marqueront l’artiste.

Formation artistique

Tout en poursuivant des études classiques qui lui permettront d’obtenir sa maturité (1898), l’équivalent suisse du baccalauréat, Paul a acquis une formation artistique.

Très jeune, sa grand-mère maternelle lui a appris à dessiner et à peindre. À 7 ans, il sait aussi jouer du violon et fait bientôt partie de l’orchestre de la société musicale de Berne.

Il complète sa formation artistique auprès d’Heinrich Knirr (1862-1944), qui dirige une école de peinture à Munich, dont il devient «le meilleur élève». Puis il entre à l’Académie des beaux-arts de Munich en 1900. Kandinsky (L’Express, 19 février 2013) est l’un de ses collègues.

Suivent de nombreux voyages en Italie (Rome, Naples, Florence), en Allemagne (Munich, Berlin), en France (Paris). Il découvre ainsi l’art de la Renaissance italienne, le Quattrocento, les œuvres de Goya ou de Corot dans des musées allemands, l’impressionnisme en France et des artistes comme Manet, Monet, Matisse, Renoir au Louvre ou au musée du Luxembourg.

Dominantes de l’œuvre

Désormais, Klee produit ses propres œuvres, avec un intérêt marqué pour la couleur, la tonalité, sans produire des œuvres de grandes surfaces. «Pourquoi faire grand quand tout peut s’exprimer sur une feuille modeste d’épistolier, par une construction de la couleur délicate comme un champ de fleurs», écrit Valérie Duponchelle dans «La symphonie de Paul Klee». (Le Figaro, 13/12/2013).

L’art de l’arabesque l’inspire avec le jeu des lignes par lesquelles il exprime la réalité, ainsi que l’art du tissage et le principe des «carrés magiques». Musicien et peintre il recherche «le rythme pictural» combiné avec les rythmes naturels, comme la marée. Il faudrait encore mentionner l’influence de l’art égyptien découvert en 1928-1929 ou celle des mosaïques byzantines vues à Rome.

On ne saurait tout dire, car l’artiste nous échappe, pour le bonheur de nos yeux. «[Son œuvre est faite] d’aller et retour, de vagues qui fluent et refluent, ignorant l’anecdote, la circonstance et les «modes qui se démodent».» (Jean-Louis Prat et Antoni Tàpies, Paul Klee, Saint-Paul-de-Vence, 1979)

Artiste prolifique

Paul Klee est un artiste extrêmement prolifique et son œuvre compterait quelque 4 877 dessins et 10 000 peintures. Une rétrospective comme celle de l’exposition est une sélection de 130 œuvres qui montrent un artiste expérimentateur de formes nouvelles de représentation du monde visible.

Il faut les voir pour s’en faire une idée exacte, aucune description ne pouvant en rendre compte.

Il y a deux façons de le faire, profiter d’un voyage à Londres et se rendre à la Tate Modern pour découvrir les petits cadres «aux merveilles» contenant dessins, aquarelles et tableaux de Paul Klee «composés avec la grâce et la méthode d’une partition». (Valérie Duponchelle)

Livre d’art

Ou l’on peut prendre le temps d’approfondir sa connaissance de Klee avec le livre d’accompagnement de l’exposition: Paul Klee Making Visible, Tate Publishing, format carré, 256 p, un livre modeste richement illustré en couleur avec les œuvres exposées, que l’on peut examiner à loisir. Les textes explicatifs ou descriptifs anglais sont courts.

https://l-express.ca/paul-klee-et-lharmonie-des-couleurs/

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Piet Mondrian, 1872-1944

Portrait de Piet Mondrian

Né en 1872 et mort en 1944, Piet Mondrian est bien connu pour ses tableaux géométriques structurés par des lignes noires et des rectangles rouges, jaunes et bleus. Mais il est aussi un des tout premiers artistes à s’être engagé sur la voie de l’abstraction dans les années 1910, aux côtés de Kandinsky, Delaunay ou encore Malevitch. Il plonge dans l’abstraction en 1914, après être passé par une phase cubiste de plus en plus épurée au fil des séries de tableaux.

L’artiste emprunte cependant un chemin bien différent de l’abstraction lyrique et expressive de Kandinsky. Dès 1916, ses tableaux épurés cherchent à s’éloigner de la nature, éliminant ainsi la courbe et la couleur verte. Mondrian ne conserve finalement que les trois couleurs primaires ainsi que l’angle droit. À la fin de sa vie, son style se modifie à nouveau lorsqu’il vit à New York, et la couleur s’immisce alors dans les lignes en elles-mêmes.

… un peintre spirituel

Fils de pasteur, Mondrian a été élevé dans une famille très croyante. Bien qu’il ne soit pas pratiquant durant sa vie d’adulte, il s’intéresse très tôt à la théosophie, un courant de pensée développé au 19e siècle. La société théosophique, à laquelle adhère Mondrian, croit en un syncrétisme des principales religions et à l’existence d’une Vérité supérieure et englobante. Mondrian choisit alors d’appliquer ses croyances théosophiques à l’art et à ses œuvres.

L’artiste tente de créer un art universel. Dans cette continuité, il ne conserve que les couleurs pures (les trois primaires : rouge, bleu, jaune). Sans oublier l’angle droit, qui revêt pour lui une signification universelle, le rapport entre vertical et horizontal représentant la dualité présente dans l’univers, ainsi que dans les lois de la nature.

… à l’origine d’un style

Piet Mondrian est à l’origine du néo-plasticisme, diffusé dans la revue néerlandaise De Stijl par Théo Van Desburg. De Stijl devient ainsi à partir de 1917 un mouvement artistique basé sur les théories de Mondrian et l’utilisation de couleurs et de formes pures. De nombreux artistes néerlandais en sont alors des adeptes, tels que Gerrit Rietveld ou Théo Van Doesburg.

Par la suite, des architectes se joignent également au mouvement. Les lignes et les couleurs de Mondrian se retrouvent alors sur des meubles ou même des bâtiments. Gerrit Rietveld crée notamment la célèbre « Chaise rouge et bleue » en 1923, véritable mise en application en trois dimensions des théories du néo-plasticisme.

En 1965, le « style » Mondrian se fait aussi une place dans le monde de la mode grâce à Yves Saint-Laurent qui crée une collection de robes « Mondrian »… un modèle qui deviendra une pièce emblématique des années 1960 ! Depuis, les œuvres de Mondrian sont régulièrement utilisées dans de nombreux domaines, du design à la publicité…

Un jour il a dit…

Pour approcher le spirituel en art, on fera usage aussi peu que possible de la réalité, parce que la réalité est opposée au spirituel.



Piet Mondrian, Composition en rouge, jaune, bleu et noir, 1921, Gemeentemuseum Den Haag

Piet Mondrian, Composition avec rouge, jaune et bleu, 1942, Tate Modern, Londres


Composition N° 3 1926


Piet Mondrian, 1942 - Broadway Boogie Woogie

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Wassily Kandinsky (1866-1944)


                                             Le Cavalier (1911), 94 × 130 cm

                                                        Cercles encerclés (1923)

                                                    Sur blanc no 2 (1923)


                                                      Jaune-rouge-bleu (1925)



                                                          Plusieurs cercles (1926)



                                                              Molle rudesse (1927)


                                                     Courbe dominante (1936)

Wassili Kandinsky

Vassily Kandinskya (en russe : Василий Васильевич Кандинский), né à Moscou le 22 novembre 1866 (4 décembre 1866 dans le calendrier grégorien) et mort à Neuilly-sur-Seine, le 13 décembre 1944, est un peintre russe, naturalisé allemand puis français.

Considéré comme l’un des peintres les plus importants du xxe siècle, il est souvent considéré comme l’auteur de la première œuvre d'art abstrait de l'époque moderne, bien que des historiens d'art soupçonnent Kandinsky d'avoir antidaté cette aquarelle, qui leur semble ressembler à une esquisse de sa Composition VII, de 1913. Quoi qu'il en soit, la célébrité de Kandinsky est liée à son rejet progressif au cours de ces quelques années de tout élément figuratif dans sa peinture.

Formé en économie politique par l'Université russe avant de se consacrer à la peinture, Kandinsky a écrit deux ouvrages de réflexions sur la peinture, traduits et réédités plusieurs fois. Il compose le premier vers 1910, alors qu'il animait le groupe Le Cavalier bleu, quelques années avant l'exposition de ses premières œuvres non figuratives ; à la même époque il publie un recueil de textes accompagnés de gravures sur bois figuratives en couleurs. Il écrit alors qu'il était professeur au Bauhaus un ouvrage sur les formes élémentaires des arts graphiques, publié en 1926, correspondant à une évolution de sa peinture à la même époque.

                                          Kandinsky, Gedaempfte Glut, 1928

                                                                 Jeratic stins


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Kazimir Malevici (1879-1935)

Kasimir Severinovitch Malevitch, né à Kiev (Empire russe), le 11 février 1879 ( dans le calendrier grégorien), de parents polonais et mort le , à Léningrad, à l'âge de 56 ans d'un cancer, est un des premiers artistes abstraits du xxe siècle. Peintre, dessinateur, sculpteur et théoricien, Malevitch est le créateur d'un courant artistique qu'il dénomma « suprématisme ».

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Le suprématisme, fondé par Kazimir Malevitch, est un courant qui participe au mouvement plus large de l'Avant-garde russe en nous plongeant dans une abstraction absolue. C’est une peinture libérée de toute représentation. Dans une recherche de sensibilité picturale pure, la couleur n’est travaillée que pour elle-même.

L’emblème le plus représentatif de ce mouvement est sans doute le fameux carré blanc sur fond blanc de Malevitch. Il tente de donner à la peinture une autonomie, tant spirituelle que sensible, par rapport au monde et à la réalité extérieure. Il y a une volonté de vivre la peinture pour ce qu’elle est et rien d’autre. En adaptant la philosophie nihiliste russe à l'art il rejette la peinture qui existant jusqu'alors et entame une recherche à partir de rien, comme si l'art n'avait jamais existé.

Il veut faire une peinture qui ne soit que pure sensation, pure sensibilité picturale. C’est dans cet esprit de recherche de pureté en tant que telle, qu'il la dépouille de tout ce qui n’est pas son essence même, afin de pouvoir exprimer et ressentir ce qu’elle est pleinement.


Ainsi ses œuvres présentent une forme d’abstraction totale, qui va encore beaucoup plus loin que l’art abstrait des débuts dans lequel on pouvait encore y lire une certaine référence à la réalité. Cette fois, la peinture n’a plus besoin de la réalité extérieure pour exister.

Dégagée de toute représentation figurative, l'image n’est plus que surface colorée. Elle n’est plus que sensation, pure sensibilité picturale et devient un art autonome, détaché de son environnement, de la réalité extérieure.

Malevitch travaille la couleur pour elle-même, si bien qu’elle prend presque pour lui une allure d’icône. C’est d’ailleurs de cette manière qu’il présente certaines de ses œuvres, exaltant son côté presque mystique. Par ses recherches, il tente de trouver un état d’équilibre total. À travers des formes géométriques simples et des couleurs sobres, il joue avec le poids des couleurs et des formes, pour tenter de traduire dans ses compositions cet état d’équilibre total et parfait.

Les compositions et couleurs sont de plus en plus épurées. Si bien que Malevitch passe du carré noir sur fond blanc à un carré blanc sur fond blanc. Le monochrome ne semble plus très loin. À partir de cette période, comme il n’y a plus d’éléments concrets auxquels se rattacher, les œuvres semblent mystérieuses et opaques à la compréhension du public. Comprendre une œuvre devient plus complexe. Apparaît alors la distinction entre la notion d’Oeuvre (à comprendre comme la globalité du travail de l’artiste) par rapport à l’œuvre (à saisir comme une réalisation isolée), ce qui permet de saisir déjà mieux le sens de la recherche du peintre. Au-delà d’une émotivité directe au contact d’une toile en particulier, il n’est pas rare que celle-ci ne prenne que plus de sens et de profondeur, lorsqu’elle s’inscrit dans le Grand Œuvre de l’artiste.

Les recherches Malevitch seront poursuivies par des peintres tels que Piet Mondrian, Mark Rothko, Yves Klein et bien d'autres à travers des biais très variés que ce soit du monochrome sur toile, ou bien du pigment pur pose au sol.

                                                    Puzzle en Bois découpé à la Main






                                                                                Aeroplane volant



"Suprématisme Dynamique"


Black Suprematic Square. Kazimir Malevitch, Black Suprematic Square, 1929, oil on canvas.


Malévitch, Carré Noir et Carré Rouge, 1915


Malévitch, "Carré noir sur fond Blanc", 1915.


Autoportrait – Kasimir Malevitch (1915)
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Mark Rothko (1903-1970)

Mark Rothko, né Marcus Rothkowitz 1 à Daugavpils, (Lettonie), le 25 septembre 1903 et mort le 25 février 1970, est un peintre américain classé parmi les représentants de l'expressionnisme abstrait américain, mais Rothko refusait cette catégorisation jugée « aliénante ».



Rothko, Galben si oranj